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Que t’a donc fait mon cœur
pour que ses maux ne cessent pas ?
C’est à toi qu’il se plaint de sa passion,
mais sa plainte ne lui est d’aucune utilité.
Laisse-toi aimer, car entre tes mains
se jouent sa vie et sa mort.
Ô venin ! Ô remède !
Sur ta bouche se guérissent tous les maux,
et pourtant, par ta faute, me voici fourbu et malade…
Eh bien, décide-toi enfin, ou… achève-moi !
Qui me donnera la langueur de ses yeux,
bien que ses regards apportent la mort !
Quand elle passe et que ses flancs ondulent,
elle est la beauté en personne !
Voudrais-je tenter de la décrire,
qu’il me serait impossible de dire toutes ses qualités.
Le regard du malheureux parcourt
les jardins de ses joues,
mais en cueillir les fleurs,
des sabres effilés et tranchants le lui interdisent.
(…)
Extrait d’un poème du recueil Trente poèmes d’amour (de la tradition mozarabe andalouse du XIe au XIIIe siècle), traduit de l’espagnol par Michel Host (2010) et reproduit avec l’aimable autorisation des éditions L’Escampette.
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Statistiques : 
Adaptation du récit de Branimir Scepanovic, mise en scène : Richard Sammut. Résidence de création/théâtre/projections d’images /création sonore/danse.
Récit fulgurant et visionnaire d’un écrivain yougoslave né en 1937, La Bouche pleine de terre raconte la fuite d’un homme pourchassé à travers une vaste forêt proche du Monténégro.
L’auteur fait alterner le point de vue des poursuivants et celui du fugitif dans une course haletante, symbolique et métaphysique.
Richard Sammut se lance dans la mise en scène de ce texte puissant, proche de l’oratorio. Un chant ancien et tellurique sur la question humaine. “Az élet ósibb, mint a halál”, la vie est plus ancienne que la mort.
Un spectacle Le Théâtre Sabir
Lieu : POITIERS (86) | Espace Mendès France
1 place de la Cathédrale, 86000 Poitiers, France
Publié le 25 janvier 2011.
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