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Que t’a donc fait mon cœur
pour que ses maux ne cessent pas ?
C’est à toi qu’il se plaint de sa passion,
mais sa plainte ne lui est d’aucune utilité.
Laisse-toi aimer, car entre tes mains
se jouent sa vie et sa mort.
Ô venin ! Ô remède !
Sur ta bouche se guérissent tous les maux,
et pourtant, par ta faute, me voici fourbu et malade…
Eh bien, décide-toi enfin, ou… achève-moi !
Qui me donnera la langueur de ses yeux,
bien que ses regards apportent la mort !
Quand elle passe et que ses flancs ondulent,
elle est la beauté en personne !
Voudrais-je tenter de la décrire,
qu’il me serait impossible de dire toutes ses qualités.
Le regard du malheureux parcourt
les jardins de ses joues,
mais en cueillir les fleurs,
des sabres effilés et tranchants le lui interdisent.
(…)
Extrait d’un poème du recueil Trente poèmes d’amour (de la tradition mozarabe andalouse du XIe au XIIIe siècle), traduit de l’espagnol par Michel Host (2010) et reproduit avec l’aimable autorisation des éditions L’Escampette.
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Statistiques : 
Conférence de Fleur Vigneron, maître de conférences en langue et littérature médiévales françaises, université Stendhal-Grenoble 3.
Cette intervention envisagera comment le savoir en matière d’agronomie se transmet, tout au long du Moyen Âge, par le biais des textes. Les connaissances de l’Antiquité latine continuent de faire autorité. La tradition textuelle byzantine n’est pas complètement ignorée. Mais l’Occident médiéval ne se contente pas de copier et sauvegarder un héritage, il produit ses propres traités. Bien plus, il ne s’agit pas seulement d’écrire en latin. Des œuvres en langues vulgaires voient le jour et font naître le genre du « Mesnager ». En outre, la fin du Moyen Âge est marquée par une entreprise de traduction des textes latins en langue vernaculaire, contribuant ainsi à diffuser la science. Ces ouvrages ne se présentent pas forcément comme d’austères manuscrits de travail, certains sont richement enluminés, ce qui témoigne d’un engouement de la part des grands commanditaires. L’intérêt des lecteurs pour l’agronomie est réel, comme le montre enfin le passage des manuscrits aux livres imprimés dès 1471.
Dans le cadre du Séminaire 2010-2011 d’histoire des sciences et des techniques au Moyen-Âge
Lieu : POITIERS (86) | Espace Mendès France
1 place de la Cathédrale, 86000 Poitiers, France
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[...] Les textes d’agronomie dans l’Occident médiéval Publié le 6 octobre 2010 [...]