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Bernard Joly,
Professeur, université de Lille 3.
Le développement de la chimie au XVIIe siècle se fait dans la continuité d’une tradition liée aux idées de Paracelse : il s’agit d’une chimie qui fait dépendre la propriété des différents corps aux principes qui les constituent. Dans le même temps se développe, sous l’inspiration des travaux de Galilée, de Descartes, puis de Newton, une physique mécaniste qui entend se fonder sur les mathématiques et qui prétend au rang de modèle pour toutes les sciences. A l’aune du mécanisme, la chimie semble devoir disparaître ou s’intégrer dans la physique, alors qu’elle peut se prévaloir de ses succès dans les opérations de laboratoire : ainsi, la découverte de nouveaux sels ou encore les progrès d’une pharmacologie chimique ne doivent rien à un schéma mécaniste ni à une mathématisation du discours savant. S’ensuivent des querelles entre chimistes et physiciens à l’Académie royale des sciences qui vont perturber les développements de la chimie jusqu’à l’époque de Lavoisier et qui, d’une certaine manière, marquent encore aujourd’hui les rapports entre les deux disciplines.
Lieu :
Publié le 28 octobre 2008 par Odile Mazeron.
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